Vendredi 27 avril. Belle journée en perspective. Levés avec le soleil, nous voilà emmenés par les blancs Zambiens vers une destination inconnue : Magoya River.
A quelques minutes à pied seulement : un petit coin de paradis, et au milieu coule une rivière. Beau moment de détente, et belle promenade pour nous à travers les chemins non carrossables, les champs de cotons et les petits hameaux solitaires.
Dont la maison-village du grand-père de la boulangère, Iacintha, patriarche entouré de sa petite troupe. Il nous a offert de drôles de concombres à piques et nous a montré sa seule source d'énergie électrique : un panneau solaire de 30 cm de côté : de quoi recharger une batterie pour regarder un peu la télé les soirs de match des Chipolopolos !
(cliquez sur la photo pour retrouver l'album)
Magoya River en point B, et en A : la maison d'Aline, Samuel, Colin et Léopold
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vendredi 27 avril 2012
jeudi 26 avril 2012
L'hôpital de Chikuni, l'école Charles Lwanga de Colin, les Yahourts...
Jour 3 pour les touristes : le 26 avril. Vous avez vu que Juliette accompagnait Samuel dans la tournée des villages avec l'hôpital de brousse ambulant... Avec Aline, nous avons aussi rendu visite à Betty qui assurait la classe la matinée, malgré la période de vacances.
(Rendez-vous sur les posts précédents)
Dans l'album que vous irez voir en cliquant sur les photos jointes ci-dessous, vous découvrirez dans le désordre :
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Dans l'album que vous irez voir en cliquant sur les photos jointes ci-dessous, vous découvrirez dans le désordre :
- Notre visite à l'hôpital de Chikuni, lieu de travail quotidien de nos deux médecins. Nous avons fait le tour des services avec Aline, désespérée de voir aussi peu de patients pour notre passage. Quel calme ! Nous auraient-ils raconté des bobards ? Les vacances ont peut-être joué en notre défaveur, ainsi qu'un plafond nuageux ponctuel susceptible de décourager les malades de venir se faire soigner, en attendant le retour du soleil - qui n'a d'ailleurs pas tardé ! Constance en a profité pour poser avec la chef des sage-femmes (Midwife)... Et sa jolie coiffure.
- Notre balade sur le chemin de l'école de Colin : le collège Charles Lwanga. Bien calme aussi bicôze vacances. Très sympa, ce parcours au bord du lac, et retour du soleil juste avant Samuel et Juliette. Une Juliette ravie de son expérience et tous les deux mal au doigt à force d'appuyer sur le déclencheur de leur appareil photo !
| Manger une crêpe devant son école, Colin n'en avait même pas rêvé. Cool de recevoir les cousines ! |
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- Notre fin de journée rigolote dans le jardin ceint d'un mur de briques : Clémentine a réalisé un gâteau au chocolat (Nestlé dessert commandé pour l'occasion !) avec Aline pendant que les quatre autres faisaient les zouaves dans le jardin et sur le 4x4.
- Le moment le plus intense de la semaine : la confection des yahourts à partir de cinq des dix litres de lait livrés le mercredi. La crème a déjà été mise de côté pour la cuisine ou se transformer en un - ma foi - pas si mauvais fromage que ça. Pas de beurre pour le moment. On vous décrit un peu la scène : Aline sait qu'elle doit se faire toute petite, s'occuper comme elle veut mais surtout pas se mêler des yahourts. Les enfants sont couchés. Et Samuel de dévoiler toute la puissance de son fichu caractère maniaque et autoritaire. Eh oui, les yahourts, ça demande une précision d'orfèvre. Et une concentration à toute épreuve. Surtout en de telles quantités ! D'autant que pour ajouter à la difficulté, il divise en deux les yahourts et... les bifidus ! Bon, on a réussi à le faire se tromper de pots entre les deux, mais pas de drame, il maîtrise la situation. Les pots sont ensuite rangés dans des glacières à température ambiante et constante. En tout cas, nous, on s'est régalé !
| Ne pas déranger le scientificuistot pendant la préparation des yahourts hebdomadaires ! |
Un reportage à l'école de Chikuni en photos
Bonjour aux lecteurs de ce blog.
Aline et Samuel nous ayant autorisés à publier quelques mots et, surtout, des photos en profitant d'une connexion de riches à notre retour en Europe, voici un premier reportage.
Samuel avait emmené Juliette, sa filleule, ce mercredi 26 avril, dans l'hôpital ambulant du Chikuni Mission hospital. Cela fera l'objet d'un autre post, sans doute par Juliette elle-même.
Le reste de la troupe est donc allé déambuler dans le village. Première halte : l'école. Betty, Canadienne et amie de nos hôtes, offrait des cours de rattrapage à de petits élèves des villages alentours, pendant les vacances. Un vrai trésor pour eux ! Ils n'entendent jamais parler anglais à la maison et ne connaissent pas les livres. Ceux de la classe, ainsi que les petits pains de la boulangerie locale, et un verre de sirop, sont leur rayon de soleil.
Nous avons partagé leur cours un moment, à la suite de quoi les garçons ont foncé sur le terrain de foot. Les fillettes, plus discrètes, ont regardé Constance tracer de drôles de traits sur le sol. Etonnées, elles l'ont vu jeter un caillou dans une case, puis passer à pieds joints d'une case à l'autre dans la poussière. Puis Constance a tendu le caillou à l'une d'elles. Elles ont vite compris ce qu'était la marelle ! Même Betty s'y est essayée ! On a passé un bon moment, vraiment...
A suivre !
Anne-Françoise, David, Juliette, Clémentine et Constance
Aline et Samuel nous ayant autorisés à publier quelques mots et, surtout, des photos en profitant d'une connexion de riches à notre retour en Europe, voici un premier reportage.
Samuel avait emmené Juliette, sa filleule, ce mercredi 26 avril, dans l'hôpital ambulant du Chikuni Mission hospital. Cela fera l'objet d'un autre post, sans doute par Juliette elle-même.
Le reste de la troupe est donc allé déambuler dans le village. Première halte : l'école. Betty, Canadienne et amie de nos hôtes, offrait des cours de rattrapage à de petits élèves des villages alentours, pendant les vacances. Un vrai trésor pour eux ! Ils n'entendent jamais parler anglais à la maison et ne connaissent pas les livres. Ceux de la classe, ainsi que les petits pains de la boulangerie locale, et un verre de sirop, sont leur rayon de soleil.
| Cliquez sur la photo pour voir l'album. |
Nous avons partagé leur cours un moment, à la suite de quoi les garçons ont foncé sur le terrain de foot. Les fillettes, plus discrètes, ont regardé Constance tracer de drôles de traits sur le sol. Etonnées, elles l'ont vu jeter un caillou dans une case, puis passer à pieds joints d'une case à l'autre dans la poussière. Puis Constance a tendu le caillou à l'une d'elles. Elles ont vite compris ce qu'était la marelle ! Même Betty s'y est essayée ! On a passé un bon moment, vraiment...
| Tout l'album en un clic... sur la photo ! |
A suivre !
Anne-Françoise, David, Juliette, Clémentine et Constance
mercredi 25 avril 2012
Découverte de Chikuni par des touristes
Salut la Zambie !
C'est les Guévart d'Amiens. Arrivés le 24 avril à 14:30 à Lusaka, grâce à Emirates, nous avons ensuite parcouru les trois heures de route qui nous séparaient de Chikuni Mission à bord du 4x4 piloté par Samuel. Quasiment que du bitume :
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A la maison, deux petits monkeys impatients avaient le nez collé à la fenêtre... Quel bonheur de se retrouver. "It was christmas yesterday night" dira Aline le lendemain aux amis croisés sur le route. Valises dévalisées, cadeaux offerts, petits rien qui font un tout... Puis au lit pour une nuit de repos méritée !
Mercredi, journée de découvertes et de rencontres. Le petit dèj avec un bon pain de la boulangerie toute proche. La maison. Le jardin désormais ceint d'un mur et agrémenté d'un cabanon en briques. Le "quartier". Chikuni mission, une sorte d'enclave dans la brousse. Petit tour des lycées, de l'hôpital, coucou au lac... Et découverte le soir de la première longue coupure de courant. Dîner aux chandelles et ouverture d'un Château Margaux offert par Moïse et partagé entre frérots !
La suite au prochain épisode...
AFDJCC
C'est les Guévart d'Amiens. Arrivés le 24 avril à 14:30 à Lusaka, grâce à Emirates, nous avons ensuite parcouru les trois heures de route qui nous séparaient de Chikuni Mission à bord du 4x4 piloté par Samuel. Quasiment que du bitume :
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A la maison, deux petits monkeys impatients avaient le nez collé à la fenêtre... Quel bonheur de se retrouver. "It was christmas yesterday night" dira Aline le lendemain aux amis croisés sur le route. Valises dévalisées, cadeaux offerts, petits rien qui font un tout... Puis au lit pour une nuit de repos méritée !
| C'était christmas ! Merci les Français ! (Cliquez sur la légendepour voir l'album) |
Mercredi, journée de découvertes et de rencontres. Le petit dèj avec un bon pain de la boulangerie toute proche. La maison. Le jardin désormais ceint d'un mur et agrémenté d'un cabanon en briques. Le "quartier". Chikuni mission, une sorte d'enclave dans la brousse. Petit tour des lycées, de l'hôpital, coucou au lac... Et découverte le soir de la première longue coupure de courant. Dîner aux chandelles et ouverture d'un Château Margaux offert par Moïse et partagé entre frérots !
| Visite au lac tout proche (regardez sur la carte Google) |
La suite au prochain épisode...
AFDJCC
jeudi 12 avril 2012
Tranches de mars, avril...
Joyeuses Pâques !!
Holy week, pas aussi reposante que nous l’aurions souhaitée, mais bien joyeuse entre les messes du soir à la bougie (merci Zesco pour la douce ambiance calfeutrée…), les processions, les baptêmes et communions par dizaines, les dernières douches de la saison des pluies, et la chasse aux œufs importée pour le plus grand plaisir des enfants du voisinage (incrédules devant la pluie de mashmallows et sucettes, on adapte). Comme dit Léopold « Jesus stopped dying » et ça se fête !!
| Chasse aux oeufs dans le jardin, après 3 secondes d'incrédulité les enfants ont vite saisi le principe! |
Les écoliers entament un mois de vacances après le premier « term » de 3 mois. Ils préparent maintenant avec application l’arrivée des cousines à la fin du mois (l’équipe de foot a déjà aménagé des gradins pour les spectatrices…). Colin reçoit régulièrement quelques milliers de kwacha de la petite souris (ou de son alter ego zambien) ce qui n'est pas très pratique pour grignoter les épis de maïs grillés...
| Léo, sa maitresse et son bulletin... Est-ce que j'ai pas une tête de premier de la classe? |
Quelques tranches de mars (une bonne tartine de mise à jour en fait!):
Dans la foulée des chipolopolos : L’équipe de foot du Chikuni Mission Hospital a triomphé le samedi 24 mars face à celle de Radio Chikuni, avec Dr Samuel sous le numéro 14 (« daddy fourteeeeeen ! ») Nous tairons le score sur internet pour conserver nos bonnes relations… Les 2 équipes ont débuté le match avec des maillots jaunes de part et d’autre (moyens du bord…) jusqu’au retour de l’émissaire dépêché au village voisin pour ramener un autre jeu de T-shirt...
| the victorious Chikuni Mission hospital football team!!! |
Changements dans le décor… avec la livraison d’un bloc de 2 autres maisons voisines, toutes ont bénéficié d’un joli coup de peinture. Les travaux envisagés pour clôturer le jardin et protéger la voiture ont été accélérés du fait d’une vague de cambriolages en février… (Recrudescence a priori habituelle en cette saison où les récoltes de l’année précédente s’épuisent). Vague à laquelle nous n’avons pas échappé et qui nous a bien déstabilisés malgré le maigre butin de notre voleur et l’anticipation que nous pouvions avoir de cette situation (qui fait partie de la préparation de la mission). Aussi le mur monte plus vite que prévu, à la grande joie des enfants qui y improvisent un chemin de ronde et menacent les passants… Nous expérimentons les aléas des chantiers de construction : livraisons des briques erratiques quand le camion a pu faire le plein de fuel, travail interrompu par les pluies, défaut de montage des portes qui ne s’ouvrent pas… Autre sécurité et solution gagnant-gagnant, nous nous sommes réunis avec les voisins pour employer un « watchman » (ou veilleur de nuit) qui se trouve être le papa d’une famille voisine, dont le quotidien devrait ainsi pouvoir s’améliorer…
| au travail! |
Découverte du Lac Kariba début mars…
En jetant un coup d’œil à la carte, vous risquez de sous-estimer le temps de parcours entre Chikuni et le lac, proportionnel à l’état (chaotique) de la piste… C’est ainsi qu’après 10 mois sur place, l’occasion se présente enfin d’y passer un week-end avec nos amis les Becquart, bientôt sur le départ. Le spectacle des baobabs (« allez les enfants, on compte les baobabs ! ») et du lac récompensent l’effort : nous avons découvert avec émerveillement l’étendue d’eau artificielle (5400 km2) née de la construction d’un gigantesque barrage hydro-électrique entre la Zambie et le Zimbabwe dans les années 50. L’esprit du fleuve « Niamy Niamy » n’aurait d’ailleurs pas apprécié et les Tonga lui attribuent les nombreux accidents du chantier... Les Tonga ont été les premiers à souffrir du projet, qui les a obligés à se déplacer de la vallée du Zambèze vers le plateau, réputé moins fertile. Et leur sort a moins ému l’opinion publique que les campagnes de sauvetage des animaux sauvages sur les îlots lors de la mise en eau… Toutefois, tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le bénéfice de l’ouvrage : nous n’osons pas imaginer l’état de la fourniture électrique sans lui, l’industrie de la pêche bat son plein, celle du tourisme reste discrète mais fait un beau mariage avec le cadre naturel.
Passons rapidement sur la piscine qui a fait la joie de tous, en particulier des enfants qui ont « infusé » tout le week-end, dès 6h30 du matin… Heure douce où les antilopes et les singes venaient grignoter autour de notre chambre.
Emerveillement encore lors de la « sunset » cruise : petit tour des ilôts en bateau pour observer les animaux venant s’abreuver : zèbres, impalas, gnous… les aigles pêcheurs (symboles du pays), les hippos baigneurs, les crocos discrets… (la ferme locale en fait de la maroquinerie à grande échelle) et surtout le coucher de soleil idyllique : est-ce que notre changement de latitude explique notre nouvelle fascination pour le ciel ? Nous avons vraiment l’impression de découvrir son immensité et sa beauté… Les images parleront mieux que nous.
| les enfants barbotant toute la journée... ah, non les hippos! |
L’automne zambien qui commence nous émerveille chaque jour de ses couleurs : rouge, orange, or pâle ou éclatant, pastels de mauve, gris ou blanc, les fleurs rivalisent d’imagination pour égayer nos journées, et d’ardeur pour s’étendre partout où cela leur est possible , s’emparant de la moindre parcelle, envahissant les arbres cassés par les tempêtes, les ruines diverses, mais aussi les chemins, qui après s’être rétrécis petit à petit deviennent simplement impraticables. Ajoutez à cela les oiseaux bleus ou rouges vifs qui volettent d’une tige à l’autre et arrêtez-vous aux différents moments de la journée, en particulier, au risque de me répéter, lorsque le soleil allonge ses rayons à l’horizon, le spectacle est permanent… Mais il faut aller au travail, monsieur le sous-préfet, trêve de rêveries, et remontez sur votre vélo !
Beau printemps de vote côté du globe et à bientôt,
ASCL
mardi 3 avril 2012
Février, Mars... en tranches!
Le temps file… (Indépendamment du changement d’heure français qui nous ramène pour quelques mois dans le même fuseau horaire). Février et mars se sont avérés bien chargés, nous laissant peu le loisir de relater nos expériences. Avec votre permission, nous vous en proposons quelques tranches dans le désordre…
Tout d’abord, paisible et heureuse semaine sainte à tous… Elle a débuté à Chikuni par un « palm Sunday » pluvieux mais heureux: joyeuse débâcle de la foule processionnaire sous une facétieuse averse de premier avril...
| Début de procession... La foule s'est ensuite séparée en trois groupes pour rejoindre 3 églises du village. |
| ... fin de procession sous la pluie: les premiers avaient presque rejoint l'église, les derniers ont trouvé refuge un peu partout. (surpris sans parapluie comme des bleus!!!) |
Le départ des Cinq de Monze...
Après bientôt 1 an de mission côté à côte (à quelques 35 km près…) Juliette, Damien, Clarisse, Jacques et Auguste s’apprêtent à regagner la France. Leur mission prend fin, et avec elle celle de Fidesco auprès du diocèse de Monze depuis 8 ans. Conformément à l’objectif de l’ONG, le relais a été passé à un zambien, après plusieurs mois de collaboration avec Juliette, pour gérer les départements « projets » et « santé » du diocèse. L’équipe de construction dont s’occupait Damien a mené à bien les principaux chantiers et a acquis au fil des années de bonnes pratiques, transposées et adaptées aux conditions locales. Le défi a consisté à faire entrer 2 ans de vie en Afrique dans 15 bagages et à répartir entre les volontaires présents dans le pays le matériel (non je n’ai pas dit «le bazar » !!) accumulé par les prédécesseurs.
Au passage, Colin se voit transmettre avec grande joie le vélo de Clarisse (même pas chagriné par sa couleur rose…) et de la lecture française à dévorer. Nous adoptons un de chaton Becquart, qui pourrait être la petite sœur de Nawak, baptisé « peanuts » après âpres discussions. Aline a été la première surprise de renoncer au lave-linge proposé… comme les zambiennes elle prise la qualité du lavage à la main et ne voudrait surtout pas vexer Mary (notre nounou), très efficace en la matière. Nous endosserons le rôle de facteurs-père-Noël lors de la prochaine réunion des volontaires du pays pour redistribuer vaisselle, ustensiles, draps, serviettes, jouets, livres (charme de la transmission d’une collection de lectures qui s’étoffe avec le temps…) et 1 grande caisse de jouets rejoindra bientôt le service de pédiatrie d’Aline.
| Les enfants au bord du lac Kariba... (mais c'est une autre histoire..) |
Au passage, Colin se voit transmettre avec grande joie le vélo de Clarisse (même pas chagriné par sa couleur rose…) et de la lecture française à dévorer. Nous adoptons un de chaton Becquart, qui pourrait être la petite sœur de Nawak, baptisé « peanuts » après âpres discussions. Aline a été la première surprise de renoncer au lave-linge proposé… comme les zambiennes elle prise la qualité du lavage à la main et ne voudrait surtout pas vexer Mary (notre nounou), très efficace en la matière. Nous endosserons le rôle de facteurs-père-Noël lors de la prochaine réunion des volontaires du pays pour redistribuer vaisselle, ustensiles, draps, serviettes, jouets, livres (charme de la transmission d’une collection de lectures qui s’étoffe avec le temps…) et 1 grande caisse de jouets rejoindra bientôt le service de pédiatrie d’Aline.
Nous profitons de notre petite tribune, pour saluer leur travail et leur amitié pendant cette année… sans oublier leurs bons plans de baroudeurs… Les débats gastronomiques nous manqueront (nous avons remarqué que le premier sujet de conversation des français expatriés était la nourriture…) Nous entrevoyons aussi l’aventure que représente le retour en France et leur souhaitons bon vent, Salut les « cinq à monze » !
A bientôt pour d'autres tranches de vie en Zambie...
ASCL
lundi 12 mars 2012
Happy Woman'day!
Oui, nos info vieillissent, nous avouons humblement ne pas avoir la réactivité des grands journalistes… sans compter un 3ème rapport de mission sous presse et quelques stress inhérents à la mission (à raconter après digestion).
Une brève donc, pour reprendre les bonnes habitudes, et souhaiter « a happy happy happy woman’s day » à toutes les lectrices : journée mondiale des femmes en ce jeudi 8 mars, fériée dans le pays et fièrement célébrée par les zambiennes. Revêtues du chitengué et polo commandés pour l’occasion, elles ont défilé dans les rues et convergé vers la cours de l’école où chants, danses, discours du chef local, sketchs se sont succédés selon un programme précis à défaut d’être minuté… (nous comprenons maintenant que le même schéma s’applique à chaque évènement..). La photo à 1 million de kwacha d’Aline défilant en costume parmi ses collègues ne sera malheureusement pas publiée… car elle n’existe pas ! Après avoir lutté quelques heures pour suivre le mouvement, la pauvre a regagné son lit victime d’une grippe (pas très exotique mais passagère, son bulletin de santé est rassurant).
Difficile de résumer pour l’occasion la ou plutôt les conditions féminines en Zambie. Pour beaucoup, la vie n’est pas simple entre quotidien de (grande) famille et travail plus ou moins pénible. Pourtant nous retiendrons des zambiennes des visages fendus de grands sourires et des éclats de rire en permanence au bord des lèvres, des corps mis à mal par le travail physique, les grossesses ou le surpoids mais capables de suivre un rythme effréné…
A bientôt,
ASCL
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