lundi 19 septembre 2011

Rentrée de septembre


Nous pensons bien à vous tous qui avez repris le rythme (parfois infernal) de l’école/du boulot, des inscriptions, des activités…
Idem pour nous à Chikuni ou presque :
Léopold retrouve sa petite « classe-cocoon », sa maîtresse et ses copains avec plaisir. Colin reprend le grade 2 avec Mrs Kalinda le matin et attaque le programme de CE1 avec maman l’après-midi. Malheureusement avec cette organisation il perd sa classe : en effet, il y a 2 classes pour chaque niveau, une le matin et une l’après-midi avec rotation à chaque période…  drôle de système à nos yeux, qui ne privilégie pas vraiment le rythme de l’enfant ni la communication avec les parents. On ne se bouscule pas pour les activités… nous essayons surtout avec l’aide de Father Kelly d’organiser un cours de cathé en anglais et non uniquement en tonga.
Où est Colin ? En tous cas, il n’a pas ri en voyant ses fleurs mangées, en effet les élèves participent activement à l’entretien de l’école après les cours : nettoyage de la classe, du tableau, arrosage des plantations…


A l’hôpital, nous nous sentons bien intégrés dans l’équipe (et même dans l’équipe de foot du CMH pour Dr Sam mais ceci mériterait un article entier…). Nous appréhendons de mieux en mieux les caractères des uns et des autres (comme dans toutes les équipes) et celui des patients, toujours très respectueux, souvent fatalistes. Notre premier rapport de mission doit être en cours de diffusion et vous plantera un peu le décor. Nous apprenons la polyvalence, comme tout le monde ici et à sortir des « cases » spécialisées où notre formation nous a fait rentrer. Les jours passent et ne se ressemblent pas avec des hauts, des bas, des petits et des grands défis : nous devons souvent nous plonger dans les bouquins ou mobiliser nos souvenirs universitaires, et puis nous lancer ! De la petite chirurgie par-ci, un bobo à l’œil par-là… Certains jours le défi consiste surtout à garder patience et à persévérer…

Tout ceci avec un air de rentrée mais la remontée des températures (qui doit se poursuivre jusqu’à un mois d’octobre torride) nous déconcerte un peu !
Tour du matin du Dr Samuel


Côté nouvelles, 2 cyclistes lyonnais ont fait étape chez nous la semaine dernière dans leur tour de l’Afrique (après une amusante chaîne de connaissances par mails). Claire et Jérémie ont parcouru l’Afrique de l’ouest depuis 1 an et entament leur remontée côté est. Nous nous sommes régalés de leurs anecdotes, récits, dessins et airs d’accordéons (ben oui, comme il y a beaucoup de place sur un vélo, on peut emmener chacun son accordéon !!) et ils semblent avoir apprécié la petite pause « familiale » et la visite de notre village-mission : rencontre enrichissante de voyageurs qui multiplient les kilomètres et les expériences, et de volontaires qui approfondissent une expérience de vie (les kilomètres en moins). Un coup d’œil sur leur site :  http://voyage.jeremiebt.com/
leçon de géographie en retraçant l’itinéraire des cyclistes

Claire et Jeremie en selle
A bientôt ! Racontez-nous vos rentrées !!
Biz
ASCL

vendredi 2 septembre 2011

Carte postale de Lusaka


La capitale zambienne où nous avons passé une petite semaine de vacances fin aout dans une bien agréable pension familiale « chez Nena ». Le bouillonnement de la grande ville nous a changé de Chikuni et nous avons eu la chance d’être guidés par d’anciens volontaires Fidesco dans le pays, revenus en « vacances-pèlerinage » ici. Comme le monde est tout petit, Samuel et Gonzague se sont reconnus comme anciens du Lycée Jean XXIII de Roubaix… Il parait même que Gonzague et notre beau-frère Xavier (parrain de Colin) ont fait les 400 coups ensemble… En tant que fins connaisseurs du pays et de la mission, ils nous ont apporté l’indispensable : le pot de Nutella !!
Ch'tidesco!

A Lusaka, on repère très vite les grands axes de la ville ; Cairo road, Church road, Independance road, Great east road, Great North Road… et les immenses centres commerciaux : du centre à l’occidental étincelant aux amoncèlements d’échopes le long des rues (ou sur la voie ferrée) en passant par le marché artisanal dans un village de huttes en pleine ville (kabwata village), on trouve tout ! et la Toyota Yaris que nous avions empruntée pour l’occasion a vite été remplie !!! La perle le Léo à ce sujet « J’en crois pas mes yeux, Chez Shoprite on trouve tout ce qu’on a besoin, et ce qu’on n’a pas besoin on le trouve quand même ! »
Beaucoup de bruit, beaucoup d’agitation surtout par rapport à notre petit village (peut-être bien que cela nous manquait ?!) du béton et pas tellement de charme sauf côté jardin dans les quartiers résidentiels.
Voici donc le reportage photo des vacances (On vous laisse mettre Benabar en fond musical : « les photos du souk du Caire »…)
la statue de la liberté, symbole de la lutte anti-colonialiste

les buildings de Cairo road, les embouteillages...

"les amoureux" par Colin Doisneau

La piscine était très fraîche mais l'envie plus forte!

Léo au marché de Kabwata (si, si regardez bien!)

Marie et Colin, grands copains, au Dutch market:
marché artisanal organisé mensuellement par une paroisse de Lusaka, qui regroupe artisans, couturières, peintres... des  associations aussi, qui débordent d'idées pour créer des objets "récup" et offrir ainsi un salaire aux veuves ou aux handicapés (sacs en sachets plastiques noués, en bandes magnétiques de cassettes...)

Quelques visites d’animaux « parqués » (mais quand on voit les crocos, franchement, on préfère !) en attendant les vrais safaris.

Qui est le plus féroce?

même question!

gros paresseux patibulaires (mais presque)
Nous attaquons maintenant la rentrée à Chikuni avec énergie; un nouveau rythme à imprimer à l'hôpital pour les parents (mise en place des consultations et enseignements) et rentrée scolaire le 5 septembre pour les garçons (en fait poursuite de l'année qui se terminera en décembre). Nous nous souvenons (presque avec nostalgie!) de l'agitation du mois de septembre en France et souhaitons à tous une bonne rentrée.

A bientôt,
ASCL

PS Merci pour les commentaires, mails, courriers et paquets que nous ouvrons chaque fois avec grand bonheur!

jeudi 11 août 2011

Message des boys on holidays!


Coucou C’est moi Colinus ! 

Vous savez que la Zambie = est égale à l’aventure (C’est moi qui l’ai inventé ! hihi)

Ici, je vais à l’école Charles Lwanga en grade 2 : nous faisons des maths, du tonga, de l’english, des sciences…  Et voila La  surprise : vendredi c’était le dernier jour d’école. J’ai reçu mon « school report » et je suis le number 4 de la classe avec 106 points sur 120. La maîtresse, Mrs Kalinda a écrit « very good results and keep it up ! ». Maintenant c’est les vacances  et j’espère que nous allons encore partir à l’aventure comme quand je suis allé  aux chutes  Victoria et au musée de Livingstone.



NdMaman : juste pour sourire, un exemple de leçon sur le code de la route dans laquelle les enfants ont bien appris que l’on devait marcher sur le « pavement » et traverser sur les « pedestrian crossing » quand le feu est rouge pour les « cars », sauf que rien de tout cela n’existe à Chikuni, ni même à Monze…

Hello de Léo !

Moi, je vais à l’école de Mme Mampoubé en « preschool » tous les matins. Elle est gentille et porte son bébé Paty dans le dos pendant la classe. Elle nous fait chanter beaucoup de chansons comme « how are you my partner ? » et « Sunday, Monday… there are seven days in a week » et « dance under the mango tree »… (NdM et d’autres dont nous n’avons pas encore compris les paroles..) et on prie en fermant les yeux  et en disant « thank you Jesus for the new day, Amen ». J’ai eu mon report aussi et je suis number 7.


Maintenant que nous sommes en vacances, nous jouons toute la journée avec les voisins Lumamba, Radjala, Nandou, Chocho, Fiona et Mutinta. On s’amuse avec les ouvriers qui construisent une maison comme la nôtre juste à côté ou on joue dans les tas de sable du chantier, ou on grimpe dans les arbres, ou on bricole dans notre atelier : le « Chikuni Workshop ».



NdM quelques explications concernant les écoles : les écoles maternelles sont très rares dans le pays et naissent souvent d’initiatives privées voire carrément personnelle dans le cas de Mme Mampoubé qui accueille sa petite classe chez elle (petite classe qui porte l’uniforme bleu avec chemise vichy). Cela ne l’empêche pas d’organiser des évaluations très sérieuses avec classement SVP !. Les élèves font partie des familles plus aisées de Chikuni (enfants de profs ou d’infirmières de l’hôpital) bien que les frais soient très modérés 30 000 kwacha par mois soit environ 4,5 euros.

L’école primaire est, elle, obligatoire pour tous. Les classes comptent en moyenne 50 élèves qui parcourent souvent des kilomètres à pied pour rejoindre l’école, soit le matin, soit l’après-midi. Le grade 1 se fait en « langue locale » (7 sont reconnues officiellement, ici le tonga). Le grade 2 se fait en anglais et beaucoup d’élèves découvrent alors cette langue (Colin n’est donc pas trop perdu).  Les frais sont de 8000 Kwacha par trimestre soit un peu plus d’un euro. Uniforme bleu marine de rigueur. Les classements semblent très importants à l’opposé de notre système français mais ils conditionnent parfois l’attribution de bourses et le cursus compte des « examens-barrages » en grade 7 et grade 9 avec beaucoup d’élèves évincés de l’école d’où un certain esprit de compétition entretenu…

Les garçons s’y retrouvent tout de même mais apprécient ce premier break du mois d’aout. (1 mois de vacances tous les 3 mois d’école).
A bientôt !
ASCL

vendredi 5 août 2011

Un petit week-end à Livingstone

Destination touristique par excellence, mais aussi lieu de villégiature ultra-conseillé par les locaux, nous voilà partis fin juillet pour un week-end de 3 jours à Livingstone en suivant les bons plans de J&D. Rassurez-vous, nous avons pour cela emprunté les lignes régulières de bus et non les tacos surchargés d’hommes, de bagages ou d’animaux qui circulent ici comme partout en Afrique…

La ville est résolument tournée vers le tourisme, mais offre un visage sympathique et cultive son côté artistique. Elle accueille les clientèles fortunées aussi bien que les backpackers fauchés, ce qui donne une ambiance charmante…

Nous avons débuté notre périple par une petite visite au musée local où Colin s’est bien intéressé à la préhistoire africaine et Léopold à la faune locale (empaillée mais impressionnante tout de même !).

Colin et David Livingstone

Incontournables, les « Vic falls » nous ont offert le spectacle époustouflant attendu : difficile de restituer en photo ce spectacle grandiose. Les garçons ont modérément apprécié « la douche » (les nuages de bruine que nous nous sommes amusés à traverser et qui nous ont bien trempés !!) et Samuel s’est fait bien plaisir avec l’appareil photo…


Ecoutez Colin vous lire avec son petit accent frenchy « You are welcome to the Victoria Falls » !

imaginez le rideau d’eau s’étendant sur 1700m, entre la Zambie et le Zimbabwe
 
trempes!!!

Après la douche, nous nous sommes offert une courte plongée dans le monde du luxe, avec un petit verre pris face au soleil couchant sur la terrasse du « Royal Livingstone », en bordure du Zambèze, juste en amont des chutes… Là encore un spectacle grandiose ! Des zèbres paissent paisiblement sur la pelouse impeccable autour de la piscine… Le décalage est assez vertigineux entre notre village de Chikuni et cet univers polissé et enchanteur mais difficile de juger : Pas question de faire le procès du luxueux hotel, nous avons trop savouré le moment pour cela ! Il est heureux qu’existent de tels lieux qui subliment le cadre naturel. On nous a aussi rapporté que les promoteurs avaient dû âprement négocier avec le chef local qui redistribue argent et emplois aux locaux. Mais on ne peut pas s’empêcher de constater et de ressentir le  fossé. Existe-t-il plusieurs mondes ? auquel appartient-on ?

Le « Royal Livingstone » : nous promettons un petit verre de Chardonnay en terrasse à tous nos visiteurs …

sunset sur le zambèze

Et aussi : Petit tour au musée du train, Très bonnes pizzas chez « Olga » (NDSam : ça manque de basilic !), demi-plouf dans la piscine car les températures sont encore fraiches, quelques animaux croisés aux abords du parc national que nous visiterons une prochaine fois…

« En voiture, Aline ! »

the little blue engine that could

famille d’éléphants croisée au bord de la route

Enfin, grande séance de shopping au marché artisanal où moyennant quelques mots de tonga, les vendeurs promettent les « local prices » et non les « american prices ». On y croise vendeurs et artisans sympathiques qui rendent le jeu du marchandage assez agréable : Nous avons craqué pour quelques jolis décorations pour notre intérieur mais qui n’ont pas facilité notre retour en bus… (Se méfier tout de même du bois noirci au cirage ou au marqueur pour imiter l’ébène, c’est le jeu…)
En somme un petit week-end touristique peu reposant mais qui nous laisse à tous les 4 de belles images pleins les yeux… avis aux amateurs !

lundi 25 juillet 2011

Des nouvelles en juillet…

Pardonnez notre récent silence sur le blog mais nous avons dû nous consacrer à la rédaction du premier rapport de mission et cet exercice d’analyse nous a paru bien difficile dans cette phase de découverte qui se prolonge...

Tout d’abord des nouvelles de Léopold qui a fêté fièrement ses 5 ans en Zambie et a reçu un vélo de la part de Claudia : un beau VTT (piste oblige) dont il ne peut pas encore profiter puisqu’il n’y a pas de roulettes. Qu’à cela ne tienne, le vélo fait le bonheur de Colin et des enfants du voisinage qui prennent volontiers Léo en passager ! Merci aussi à marraine Cindy et tante Marie dont les autocollants sont venus à point nommé égayer le placard de la chambre !

Vélo toujours, celui du Docteur Samuel a malheureusement été volé fin juin. Tout le monde s’en est ému à l’hôpital et une annonce a même été diffusée sur les ondes de la radio locale, après déposition au poste de police avec paperasse et tampons officiels…. Nous n’en avons pas de nouvelles pour le moment mais avec l’arrivée d’un container de matériel d’occasion en tout genre venu d’Italie, 2 nouveaux vélos nous ont été attribués (celui de Léo vient du même endroit). C’est un moyen de locomotion bien pratique à Chikuni mais le matériel anti-crevaison est indispensable ! Vu nos antécédents, les bicyclettes dorment sous clé dans le salon.
Les garçons progressent bien en anglais et quand on espionne leurs conversations avec les voisins, on peut entendre des « what is this in english ? » « what is this in tonga ? » « what is this in french ?... » en détaillant tout ce que l’on peut trouver alentour (cailloux, herbe, baton, chèvre, cochon, maïs…) Colin fait un peu la tête pour les devoirs surtout que « les copains de France, eux, sont en vacances! » Il leur faut attendre le mois d’aout pour avoir un mois de repos (1 mois de vacances tous les 3 mois d’école).
un petit gout de safari!!
au bord de la riviere de Chikuni
pilote et co-pilote
Colin au pied du baobab geant

Début juillet, nous avons profité de 2 jours fériés pour silloner un peu les environs avec une voiture prêtée par le diocèse : un énorme land cruiser, pas très confortable mais qui encaisse les pistes défoncées sans problème (NB si nous avons pu écrire précédemment que la piste de Chikuni était défoncée, c’est que nous ne savions pas encore de quoi nous parlions ! depuis notre petite route parait parfaitement plate !). Nous avons eu un petit gout de safari en atteignant le parc de Lochinvar (réserve ornithologique où nous avons surtout vu des singes) et en prenant la route montagneuse de Chipepo, bordée de baobabs. Premières expériences de conduite sur piste (pour Samuel car Aline ne tient pas du tout à essayer) et expérience aussi que les distances ne valent que par l’état de la route, ce qui rend la carte trompeuse et nous a forcé à faire demi-tour sans avoir atteint le lac Kariba, de peur de rentrer à la nuit tombée, ce qui est inconcevable pour des débutants comme nous ! 

dans la savane...

Côté travail, nous continuons à découvrir toutes sortes de situations nouvelles mais sommes maintenant tristement familiers avec le SIDA. Ces derniers temps, nous nous sommes plusieurs fois heurtés au mur de cette réalité (chez des adultes et des enfants) et réalisons que nous ne connaissions rien de cette maladie en France. Les « petites » maladies comme les rhino, les bronchites, et les gastro épidémiques en cet hiver zambien, nous paraissent bien reposantes !

Pour terminer sur une note plus légère : un point météo : c’est effectivement l’hiver ici avec une amplitude thermique impressionnante. Les températures vont de 5° la nuit à 25° la journée, sauf si le soleil ne veut pas se montrer ou que le vent balaie le plateau. Après nous être « moqués » de la frilosité des africains, nous sommes saisis par le froid matinal et enlevons nos multiples couches au fur et à mesure de la journée pour les remettre le soir. Il n’existe pas de chauffage, et nous apprécions l’isolation de la maison (Nous en reparlerons à la saison chaude !). Il arrive qu’une épaisse couche nuageuse nous cache le soleil mais pas une goutte de pluie n’est tombée depuis 2 mois.

2ème touche sympa : notre 14 juillet (on ne se sent jamais autant patriote qu’à l’étranger !!). Nous n’avons pas fait le déplacement jusqu’à Lusaka où une coupe de champagne nous attendait pourtant à l’ambassade. Nous devions faire viser nos passeports au service de l’immigration de Mazabuka et en avons profité pour faire de grosses courses à « shoprite » (chaine de supermarchés sud-africains). Quelle fête de se retrouver dans les rayons d’un supermarché et de remplir le caddie de chocolat, de beurre, de gouda, de moutarde, de conserves, de pâtes… et une petite bouteille de vin (sud-africain aussi) pour fêter la prise de la bastille et nos 6 ans de mariage ! 

A bientôt, bel été à tous !

mercredi 29 juin 2011

No power, no water… but good neighbours !

ou la suite de nos péripéties électriques…

Tout va bien de notre côté du monde, la vie s’organise et nous apprécions toujours autant notre « chez nous » et notre village, mais nous devons aiguiser notre sens de l’anticipation entre les délestages électriques programmés (habituellement le dimanche) et les pannes-surprise… En l’occurrence nous avons expérimenté 48h sans courant le week-end dernier : plus de bouilloire ni de cuisinière électrique (or nous devons bouillir toute notre eau de boisson), frigo rapidement à température ambiante, congélateur plutôt résistant au contraire, plus de chauffe-eau… mais la question de l’eau chaude ne s’est rapidement plus posée puisque la maison est alimentée par une pompe électrique et que la citerne était vide… Nous avons donc fait le plein de crudités, de beignets et de pain au marché et emprunté le chemin de ceux qui n’ont pas la chance d’être raccordés à une pompe, à savoir le puits (à environ 700 m de la maison) avec le plus gros contenant possible (nous manquons juste encore un peu de dextérité pour le portage sur la tête..). Le samedi soir, nous nous sommes lancés dans la confection d’un feu, sous l’œil amusé du voisinage, qui nous a bien vite rejoints et apporté un brasero, du charbon (« tchaco » en tonga) et des braises : « Tchaco is much better than zesco !!! » (zesco étant la compagnie électrique zambienne pour ceux qui n’ont pas suivi le début de l’histoire). Nous avons beaucoup apprécié la platrée de pâtes qui a suivi et surtout le poulet braisé du dimanche midi… Depuis nous nous sommes équipés de ces indispensables et pouvons parer à toute éventualité!! Le boy-scout qui sommeillait en Samuel s’éclate !! 
le marche de Chikuni

la paroisse de Chikuni


Chikuni est en effet un petit village paisible et plein de ressources malgré son isolement. Il est né en 1905 avec la fondation d’une mission jésuite en plein brousse et continue d’être animé par les Pères jésuites, rejoints par 3 congrégations de sœurs. Il se situe toujours en brousse (« the bush » comme on dit ici) avec 6 ou 10 km de piste défoncée pour rejoindre la route macadamisée, et couvre une zone rurale de 25000 habitants principalement des « subsistance farmers ». En même temps il compte un collège de garçons très réputé (« the Canisius collège ») avec ses 700 élèves en majorité pensionnaires certains venant de l’étranger, un collège de filles (« Chikuni girls high school ») avec le même effectif, un peu plus loin un institut de formation de profs (« Charles Lwanga », lotissement où Colin va à l’école), 2 écoles primaires publiques, un hôpital en plein essor (restons modestes, nous n’y sommes pas encore pour grand-chose…), une église résonnant de chants africains et de tambours (quand ce n’est pas pour la messe, c’est pour les répétitions…), un petit centre culturel Tonga : « le Mukanzubo institute », un « Home Base Care » plein d’idées (HBC, centre d’activités de réinsertion pour les malades du SIDA), une station de radio très dynamique (à quoi peut bien servir une station de radio dans un petit bled africain ? nous nous sommes posés la question, vous aurez bientôt la réponse). Chacune de ces structures mériteraient de longues lignes d’explication et nous continuons de découvrir avec émerveillement les initiatives heureuses ou avec consternation les freins au développement et la pauvreté… Par exemple les maîtres et les professeurs formés attendent plusieurs années un poste en restant au chômage, alors que les classes comptent en moyenne 50 élèves et qu’un prof assurent 2 classes par jour (l’une le matin, l’autre l’après-midi). Ceci n’empêche pas Colin d’apprécier la classe de Mrs Kalinda en grade 2, à la Charles Lwanga Basic School, le matin entre 7h et 10h30. Il se débrouille plutôt bien et enrichit son anglais. Nous lui laisserons la parole pour vous raconter tout cela et il remercie la classe de Mme Boissy pour les nouvelles.
la boulangerie

Merci aux cuisinières pour leur recettes : nous vous tiendrons au courant de nos tests, et merci encore et toujours pour les nouvelles : bonnes fêtes de fin d’année, bonnes vacances aux écoliers, bon courage aux examinés !
A bientôt
ASCL

PS nous avons un train de retard avec nos difficultes de connection mais un grand merci pour tous les voeux d'anniversaire de monsieur Leo! Lena, ta jolie carte est arrivee le jour J et lui a fait un immense plaisir!!

jeudi 9 juin 2011

Home sweet home !!!

C’est avec une grande joie que nous avons emménagé dans notre maison (électrifiée) jeudi dernier (02/06), et enfin posé les valises ! Elles étaient bouclées depuis tellement longtemps que nous ne savions plus trop ce qu’elles contenaient, d’où quelques surprises (plutôt bonnes) et surtout grand sourire des garçons à chaque nouveau jouet ou livre retrouvé ! Grand plaisir de Samuel le jardinier de découvrir des pousses de manguiers un peu partout dans notre jardin et de planifier le potager (A ce sujet il semble qu’il n’y ait pas trop de rythme saisonnier pour les plantations : nous vous tiendrons au courant de nos expériences en la matière…). Aline apprécie beaucoup d’imaginer l’aménagement intérieur (nous avons les meubles essentiels mais manquons de rangements) : Mr John, le charpentier de l’hôpital, doit nous aider à y remédier.

Petite visite…


Au milieu de toutes ces bonnes nouvelles, la découverte d’une fuite du chauffe-eau n’a même pas entamé notre moral : la douche chaude a juste été différée de quelques jours et encore plus appréciée ce lundi !!! Une grande bassine fait office de baignoire pour les enfants.
Nous nous lançons aussi dans les essais culinaires : première fournée de yaourts-maison plutôt réussie hier, recueil des « peaux » du lait bouilli pour en faire de la crème (merci Damien !) et très bonne pâte à tarte à base de margarine locale (qui a l’avantage de se conserver à température ambiante, le beurre étant trouvable à Lusaka mais pas par ici). Le livre de recettes d’Antoinette nous est très utile et nous lançons un appel aux astucieux cuisiniers pour nous envoyer leurs idées à base de bananes, de tomates, de cacahuètes, de potiron, de farine de maïs, de cacao (à la place du trop rare chocolat). SVP pas tout ça dans la même recette !!



Côté voisinage, la maison mitoyenne est occupée depuis hier par une sage-femme de l’hôpital et ses 6 enfants qui ont vite sympathisé avec Colin et Léopold malgré la barrière de la langue (aucune barrière en fait, chacun parle dans sa langue ou essaie de se faire comprendre avec des « go », « yes », « no », « stop », « look »…, des gestes et cela fonctionne très bien !). Un peu plus loin habitent Mutinga, (la jolie danseuse et grande copine de Léo) Fiona et Churchill, qui fréquentent les mêmes écoles que les garçons, ce qui est pratique pour les trajets, d’autant que le vélo de Dr Samuel est « out of order » un jour sur deux.


Les Becquart nous font profiter de leurs « bons plans » pour le ravitaillement comme pour le réseau de connaissances : Ainsi, Juliette et Aline ont été invitées samedi dernier à une incroyable fête féminine de bienvenue à un futur bébé : mélange de tradition africaine et de modernité occidentale importée : dans une ambiance très joyeuse les minettes court vêtues côtoient les dames en robes d’apparat colorées et les futures arrière-grand-mères. Chants, prêche, cérémonie des cadeaux et danse avec les inimitables rythmes et déhanchements des africaines (NdA : « inimitable » car justement les 2 « blanches » ont du faire une démonstration publique assez peu concluante, pas de photos Dieu merci!!…).

Nous parlons peu de boulot aujourd’hui mais nous trouvons nos repères au CMH, Aline chaque matin dans le service de pédiatrie, Samuel chaque jour entre le service d’hospitalisation et le service d’accueil, et des projets se dessinent (consultations ciblées maladies chroniques, rédaction de protocoles...).

A bientôt pour la suite de nos tribulations, nous vous souhaitons un mois de juin festif et ensoleillé !

PS : Amis cuisiniers, à vos claviers ! Nous cherchons aussi les équivalences grammes ou mL/spoon ou cup.